light's dust

victor bermudez's traces in the search of light.
~ Monday, May 6 ~
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on pense toucher le fond

mais la nuit n’a pas de fond

ni toit ni murs ni fenêtres ––

 

(N’est-il pas vrai cependant que le peu

de clarté que l’esprit peut entrevoir

est nécessaire pour connaître l’obscure?)

 

Et je me rappelle ces nuits lointaines

(qu’une fois de plus embrasait la guerre)

sous la fragile clarté d’une lampe

trois femmes et un homme

cherchant à recoudre des corps

que d’autres au dehors sans relâche déchiraient ––

Lorand Gaspar, Patmos et autres poèmes, 2001: 149. Traducción aquí.


~ Monday, February 4 ~
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Jour de lessive pour les mots

 

Emre Ayaroglu

Jour de lessive pour les mots

odeur d’herbe et de draps essorés

on peut toucher des mains la lumière 

des pas dans la vapeur qui monte

brumes et montagnes du corps aveugle

la pensé tricote à l’ombre de la peau

vol de grues très haut dans le jour

clapotis d’eau de nuit sans vent –

 

Lorand Gaspar, en Feuilles d’Observation1986. 

Mi traducción aquí.


~ Thursday, January 3 ~
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10

chiffres et mots comme un paquet
de bois tordus de bouteilles brisées
qu’illisibles abandonne la mer.
Une fois encore la lumière si proche
me montre d’abord mes limites
–– rend illisible ma pensée ––
mais n’est-elle pas entière
dans chaque lueur qui me touche ?

Lorand Gaspar, La Maison près de la mer I (68)
Mi traducción aquí 

Tags: light's dust Lorand Gaspar poésie
~ Wednesday, December 26 ~
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Suis-moi vers les cimes, là, monte encore, déleste-
toi, désentrave-toi, secoue la pesanteur qui te colle au
sang. Monte encore. Défais-toi du feu sombre qui te 
tire à son fond, qui te baise de ses pétales et que tu 
nommes diversement entre lumière et obscurité, entre
commencement et fin. Je t’apprendrai à percer les
reflets et les ombres, à te tenir debout sur la coupole 
éternelle du bleu. Et là te tournant vers la vaste mer du
beau, la contemplant, tu enfanteras des discours
sublimes, inspirés par un amour sans bornes de la
sagesse, tu atteindras la connaissance unique, connais-
sance de la beauté…
     Voilà que tu traînes dans la pénombre des quartiers
peu sûrs. Ta parole est une eau sourde aux lueurs
incertaines, ton âme, nourrice obscure de cet assem-
blage instable de lassitudes et de fulgurations, de 
parfums légers et d’essences putrides. Et ta main
tremble d’avoir touché le plein et le creux, ce duvet
d’aile dans une pierre ––

Lorand Gaspar, del poema  Pierre en Egée, Judée, 1980
Mi traducción aquí

Suis-moi vers les cimes, là, monte encore, déleste-

toi, désentrave-toi, secoue la pesanteur qui te colle au

sang. Monte encore. Défais-toi du feu sombre qui te 

tire à son fond, qui te baise de ses pétales et que tu 

nommes diversement entre lumière et obscurité, entre

commencement et fin. Je t’apprendrai à percer les

reflets et les ombres, à te tenir debout sur la coupole 

éternelle du bleu. Et là te tournant vers la vaste mer du

beau, la contemplant, tu enfanteras des discours

sublimes, inspirés par un amour sans bornes de la

sagesse, tu atteindras la connaissance unique, connais-

sance de la beauté…

     Voilà que tu traînes dans la pénombre des quartiers

peu sûrs. Ta parole est une eau sourde aux lueurs

incertaines, ton âme, nourrice obscure de cet assem-

blage instable de lassitudes et de fulgurations, de 

parfums légers et d’essences putrides. Et ta main

tremble d’avoir touché le plein et le creux, ce duvet

d’aile dans une pierre ––

Lorand Gaspar, del poema  Pierre en Egée, Judée, 1980

Mi traducción aquí

Tags: Lorand Gaspar poesía light's dust
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~ Tuesday, November 27 ~
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Three Seascapes (ca. 1827) by J.M.W. Turner

Three Seascapes (ca. 1827) by J.M.W. Turner

(Source: nolollygagging)


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~ Sunday, November 25 ~
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(Source: sanstemptation)


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~ Wednesday, November 21 ~
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lauramakabresku:

Fairy tale about a little girl, who wasn’t afraid of death. Her fragile bones looked as white coffins where birds used to sleep.

lauramakabresku:

Fairy tale about a little girl, who wasn’t afraid of death. Her fragile bones looked as white coffins where birds used to sleep.

Tags: light's dust
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~ Thursday, November 15 ~
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Sembrar la luz

¿Quién sabría

perseguir la luz
hasta el final de su viaje?
- Arde la Luna
con sus fuegos helados
lentamente-.
Déjame enviar mi 
solicitud de amor
a la morada de tus labios, en
ellos esconderé mi soledad
como en un invernadero.
Ángela Vallevey, La velocidad del mundo

~ Friday, October 26 ~
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[Fuente: http://bluepueblo.tumblr.com]

«La plus légère attention doit nous faire connoître que, quand nous apercevons de la lumière, des couleurs, de la solidité, ces sensations et autres semblables sont plus que suffisantes pour nous donner toutes les idées qu’on a communément des corps. En est-il en effet quelqu’une qui ne soit pas renfermé dans ces premières perceptions? N’y trouve-o-n pas les idées d’étendue, de figure, de lieu, de mouvement, de repos, et toutes celles qui dépendent de ces dernières?».

- Condillac Essai sur l’origine des connaissances humaines

Tags: light's dust
~ Sunday, September 16 ~
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La lumière du noir

Ce qui restera caché

Cette chose est devant nous

Qu’est-ce qu’un visage

Le couvercle d’un secret

La vie peut mourir

Mais non pas se découdre

Toute forme dit NON

A la langue et aux yeux

Toute forme est la prison

Où l’apparence retient l’apparition

Parfois le mur a un sourire

Cela met du cœur dans la vue

On devine un instant que tout est là

Derrière la peau de pierre

On a une pensée pour l’invisible

Et comme un coin

On l’enforce dans le présent



Bernard Noël, Les yeux dans la couleur. Traducción aquí. 

Tags: light's dust Bernard Noël
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