light's dust

victor bermudez's traces in the search of light.
~ Thursday, January 3 ~
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10

chiffres et mots comme un paquet
de bois tordus de bouteilles brisées
qu’illisibles abandonne la mer.
Une fois encore la lumière si proche
me montre d’abord mes limites
–– rend illisible ma pensée ––
mais n’est-elle pas entière
dans chaque lueur qui me touche ?

Lorand Gaspar, La Maison près de la mer I (68)
Mi traducción aquí 

Tags: light's dust Lorand Gaspar poésie
~ Wednesday, December 26 ~
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Suis-moi vers les cimes, là, monte encore, déleste-
toi, désentrave-toi, secoue la pesanteur qui te colle au
sang. Monte encore. Défais-toi du feu sombre qui te 
tire à son fond, qui te baise de ses pétales et que tu 
nommes diversement entre lumière et obscurité, entre
commencement et fin. Je t’apprendrai à percer les
reflets et les ombres, à te tenir debout sur la coupole 
éternelle du bleu. Et là te tournant vers la vaste mer du
beau, la contemplant, tu enfanteras des discours
sublimes, inspirés par un amour sans bornes de la
sagesse, tu atteindras la connaissance unique, connais-
sance de la beauté…
     Voilà que tu traînes dans la pénombre des quartiers
peu sûrs. Ta parole est une eau sourde aux lueurs
incertaines, ton âme, nourrice obscure de cet assem-
blage instable de lassitudes et de fulgurations, de 
parfums légers et d’essences putrides. Et ta main
tremble d’avoir touché le plein et le creux, ce duvet
d’aile dans une pierre ––

Lorand Gaspar, del poema  Pierre en Egée, Judée, 1980
Mi traducción aquí

Suis-moi vers les cimes, là, monte encore, déleste-

toi, désentrave-toi, secoue la pesanteur qui te colle au

sang. Monte encore. Défais-toi du feu sombre qui te 

tire à son fond, qui te baise de ses pétales et que tu 

nommes diversement entre lumière et obscurité, entre

commencement et fin. Je t’apprendrai à percer les

reflets et les ombres, à te tenir debout sur la coupole 

éternelle du bleu. Et là te tournant vers la vaste mer du

beau, la contemplant, tu enfanteras des discours

sublimes, inspirés par un amour sans bornes de la

sagesse, tu atteindras la connaissance unique, connais-

sance de la beauté…

     Voilà que tu traînes dans la pénombre des quartiers

peu sûrs. Ta parole est une eau sourde aux lueurs

incertaines, ton âme, nourrice obscure de cet assem-

blage instable de lassitudes et de fulgurations, de 

parfums légers et d’essences putrides. Et ta main

tremble d’avoir touché le plein et le creux, ce duvet

d’aile dans une pierre ––

Lorand Gaspar, del poema  Pierre en Egée, Judée, 1980

Mi traducción aquí

Tags: Lorand Gaspar poesía light's dust
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~ Wednesday, November 21 ~
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lauramakabresku:

Fairy tale about a little girl, who wasn’t afraid of death. Her fragile bones looked as white coffins where birds used to sleep.

lauramakabresku:

Fairy tale about a little girl, who wasn’t afraid of death. Her fragile bones looked as white coffins where birds used to sleep.

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~ Friday, October 26 ~
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[Fuente: http://bluepueblo.tumblr.com]

«La plus légère attention doit nous faire connoître que, quand nous apercevons de la lumière, des couleurs, de la solidité, ces sensations et autres semblables sont plus que suffisantes pour nous donner toutes les idées qu’on a communément des corps. En est-il en effet quelqu’une qui ne soit pas renfermé dans ces premières perceptions? N’y trouve-o-n pas les idées d’étendue, de figure, de lieu, de mouvement, de repos, et toutes celles qui dépendent de ces dernières?».

- Condillac Essai sur l’origine des connaissances humaines

Tags: light's dust
~ Sunday, September 16 ~
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La lumière du noir

Ce qui restera caché

Cette chose est devant nous

Qu’est-ce qu’un visage

Le couvercle d’un secret

La vie peut mourir

Mais non pas se découdre

Toute forme dit NON

A la langue et aux yeux

Toute forme est la prison

Où l’apparence retient l’apparition

Parfois le mur a un sourire

Cela met du cœur dans la vue

On devine un instant que tout est là

Derrière la peau de pierre

On a une pensée pour l’invisible

Et comme un coin

On l’enforce dans le présent



Bernard Noël, Les yeux dans la couleur. Traducción aquí. 

Tags: light's dust Bernard Noël
~ Friday, July 27 ~
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William Turner

How could I prevent you
from turning off the light today.
Again.

William Turner

How could I prevent you

from turning off the light today.

Again.

Tags: light's dust turner
~ Thursday, May 17 ~
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Nos corps cambrés sous le fouet du jour 
la nuit trouve ses sentes de ruissellement.
Foyers que de plus denses consument
nos gestes fondus à ce rivage où roule
l’océan en chasse de son cœur dérobé –
nous sentons déjà sous la mort de la lumière
le tendre fumier du matin respirer (SA, 167)
Lorand Gaspar, Sol Absolu

Nos corps cambrés sous le fouet du jour 

la nuit trouve ses sentes de ruissellement.

Foyers que de plus denses consument

nos gestes fondus à ce rivage où roule

l’océan en chasse de son cœur dérobé –

nous sentons déjà sous la mort de la lumière

le tendre fumier du matin respirer (SA, 167)

Lorand Gaspar, Sol Absolu

(Source: embraceyourinnerhippiness)

Tags: poésie Lorand Gaspar light's dust
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~ Monday, May 7 ~
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La forma luminosa de lo vivo

Au fond de ses nuits solitaires, dans une lumière électrique embrumée de fumigations, un homme a vécu avec autant d’intensité sa part d’être ici que n’importe quel explorateur à la recherche d’un « passage » vers un monde encore inaccessible, inéclairé. Atome après atome se met à vibrer l’immense mémoire d’un corps qui n’a rien oublié de ses rencontres dans sa nuit. Et tout  force se tend entre ces remuements minuscules dans l’informe et la lumière. Des couleurs, des sons, des goûts, des idées accompagnent, aèrent maintenant ces foyers obscurs du mouvement. Des voix se dégagent, des bribes de musique s’assemblent, les lignes bousculées par l’urgence du hasard composent les courbes successives d’une fugue, les échanges entre corps et choses (Gaspar, FO: 47-48).

Creo que la noción más completa de la forma debe contemplar la exterioridad de las cosas, la que la luz nos revela; cómo accedemos a ellas, cómo debemos acercarnos a ellas pero, simultáneamente, cómo éstas nos esperan. Lo contrario es ingenuidad, es ignorar las ecuaciones de lo vivo.

Tags: Lorand Gaspar poésie light's dust
~ Tuesday, April 17 ~
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Trois ou quatre herbes brillent

dans un dé à coudre de lumière.

 

Ton corps sait l’exactitude des brins

L’exactitude au-dedans de chaque grain

de son qu’allume le mouvement –

 

tu ne peux glisser un seul cheveu

entre ce rien qui bouge et l’odeur

salée du large dans les murs blancs

et la voix qui perd son sang au téléphone

et la hâte et le supplice et le piétinement –



Lorand Gaspar, Feuilles d’observation, 1986

Tags: poésie light's dust
~ Friday, April 13 ~
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Alors qu’elle est physique, la lumière peut entrer en combinaison avec la matière pour la former, la modifier, la rendre vitale.






Qu’est-ce qu’une forme sans cette virulence en elle d’une lumière qui rompt son contour? (Gaspar, Feuilles d’Observation: 47).

Alors qu’elle est physique, la lumière peut entrer en combinaison avec la matière pour la former, la modifier, la rendre vitale.

Qu’est-ce qu’une forme sans cette virulence en elle d’une lumière qui rompt son contour? (Gaspar, Feuilles d’Observation: 47).

Tags: light's dust Lorand Gaspar poésie
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