light's dust

victor bermudez's traces in the search of light.
~ Thursday, January 3 ~
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10

chiffres et mots comme un paquet
de bois tordus de bouteilles brisées
qu’illisibles abandonne la mer.
Une fois encore la lumière si proche
me montre d’abord mes limites
–– rend illisible ma pensée ––
mais n’est-elle pas entière
dans chaque lueur qui me touche ?

Lorand Gaspar, La Maison près de la mer I (68)
Mi traducción aquí 

Tags: light's dust Lorand Gaspar poésie
~ Tuesday, August 14 ~
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La terre tout entière visible

mesurable

pleine de temps

 

suspendue à une plume qui monte

de plus en plus lumineuse



Philippe Jaccottet, Airs

Tags: poésie philippe jaccottet
~ Thursday, May 17 ~
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Nos corps cambrés sous le fouet du jour 
la nuit trouve ses sentes de ruissellement.
Foyers que de plus denses consument
nos gestes fondus à ce rivage où roule
l’océan en chasse de son cœur dérobé –
nous sentons déjà sous la mort de la lumière
le tendre fumier du matin respirer (SA, 167)
Lorand Gaspar, Sol Absolu

Nos corps cambrés sous le fouet du jour 

la nuit trouve ses sentes de ruissellement.

Foyers que de plus denses consument

nos gestes fondus à ce rivage où roule

l’océan en chasse de son cœur dérobé –

nous sentons déjà sous la mort de la lumière

le tendre fumier du matin respirer (SA, 167)

Lorand Gaspar, Sol Absolu

(Source: embraceyourinnerhippiness)

Tags: poésie Lorand Gaspar light's dust
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~ Monday, May 7 ~
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La forma luminosa de lo vivo

Au fond de ses nuits solitaires, dans une lumière électrique embrumée de fumigations, un homme a vécu avec autant d’intensité sa part d’être ici que n’importe quel explorateur à la recherche d’un « passage » vers un monde encore inaccessible, inéclairé. Atome après atome se met à vibrer l’immense mémoire d’un corps qui n’a rien oublié de ses rencontres dans sa nuit. Et tout  force se tend entre ces remuements minuscules dans l’informe et la lumière. Des couleurs, des sons, des goûts, des idées accompagnent, aèrent maintenant ces foyers obscurs du mouvement. Des voix se dégagent, des bribes de musique s’assemblent, les lignes bousculées par l’urgence du hasard composent les courbes successives d’une fugue, les échanges entre corps et choses (Gaspar, FO: 47-48).

Creo que la noción más completa de la forma debe contemplar la exterioridad de las cosas, la que la luz nos revela; cómo accedemos a ellas, cómo debemos acercarnos a ellas pero, simultáneamente, cómo éstas nos esperan. Lo contrario es ingenuidad, es ignorar las ecuaciones de lo vivo.

Tags: Lorand Gaspar poésie light's dust
~ Tuesday, April 17 ~
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Trois ou quatre herbes brillent

dans un dé à coudre de lumière.

 

Ton corps sait l’exactitude des brins

L’exactitude au-dedans de chaque grain

de son qu’allume le mouvement –

 

tu ne peux glisser un seul cheveu

entre ce rien qui bouge et l’odeur

salée du large dans les murs blancs

et la voix qui perd son sang au téléphone

et la hâte et le supplice et le piétinement –



Lorand Gaspar, Feuilles d’observation, 1986

Tags: poésie light's dust
~ Friday, April 13 ~
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Alors qu’elle est physique, la lumière peut entrer en combinaison avec la matière pour la former, la modifier, la rendre vitale.






Qu’est-ce qu’une forme sans cette virulence en elle d’une lumière qui rompt son contour? (Gaspar, Feuilles d’Observation: 47).

Alors qu’elle est physique, la lumière peut entrer en combinaison avec la matière pour la former, la modifier, la rendre vitale.

Qu’est-ce qu’une forme sans cette virulence en elle d’une lumière qui rompt son contour? (Gaspar, Feuilles d’Observation: 47).

Tags: light's dust Lorand Gaspar poésie
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~ Tuesday, April 10 ~
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Mon corps tremble

« Mon corps tremble, pourtant il y a quelque chose en lui qui ne cille jamais »

(Gaspar, Feuilles d’Observation 1986: 15)

Tags: poésie light's dust Lorand Gaspar
~ Sunday, March 18 ~
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Air, arbres, corps et mer,

cordes, cuivres et vents,

par nos mains et nos bouches,

la source sans racine

ni nom, ni lieu, ni toit,

compose la musique

Lorand Gaspar, Patmos et autres poèmes, en La maison près de la mer II

Mi traducción aquí

Tags: poésie Lorand Gaspar
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~ Tuesday, March 13 ~
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     Lumière de loin 

     je voudrais […]

     te faire des mots verts

     au matin des mots

     que tu aies envie de toucher de broyer

     t’écrire avec les ongles dans l’âge paresseux

     des roches

     dans les yeux-

     te convaincre de la terre.


Lorand Gaspar, Sol Absolu, 51.



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